Je reviens donc avec un article tout frais sur Banksy, un artiste de rue originaire de Bristol dont j'ai récemment pu voir les oeuvres engagées dans le marché de Camden, à Londres. Il travaille au pochoir et à l'idée lumineuse, avec une efficacité hallucinante.
Comme beaucoup des bonnes choses de Londres, Banksy est "underground". Il dénonce tout ce qu'il y a à dénoncer, il le fait en une image, un coup de spray là où ça fait mal. Et le fait très bien, tout en jouant avec le mobilier urbain et la configuration des lieux où il décide de poser sa contestation.
Représentant souvent des rats comme porte-paroles (probablement parce qu'ils sont les reflets de la société humaine moderne dans l'imaginaire commun), ses graffitis bicolores sont empreints de poésie, et la force du message n'en est que sublimée.
Banksy est un Hermès londonien, distribuant des images qui au moins font sourire, ce qui est déjà une brusque avancée dans une vie de routine, et au mieux donnent l'espoir et avivent une envie de changer le monde qui font battre le coeur de leur auteur.Banksy se bat , en quelque sorte, pour donner des couleurs à la grise ville qu'est Londres à l'extérieur.La dénonciation est facile quand on n'a pas de visage, me direz-vous, mais elle est ici créative, passionnée et désinteressée (sans compter la prise de risque, la police britannique... n'est pas vraiment le genre à rigoler.)
Je continue donc avec un petit florilège de mes "Banskysmes" favoris, et vous laisse en compagnie d'un petit lien vers la seule interview donnée par cet artiste à Simon Hattenstone du Guardian en 2003 (en anglais).









